La taxe d’habitation a été largement supprimée pour les résidences principales depuis 2023, mais elle persiste pour certains contribuables en 2026. Cet impôt local concerne désormais principalement les logements non principaux, avec des règles précises d’application.
Résidences principales : suppression confirmée
Pour les résidences principales , la taxe d’habitation n’existe plus depuis la réforme initiée en 2018 et finalisée en 2023. Tous les ménages occupant leur logement habituel au 1er janvier ne reçoivent plus d’avis pour cet impôt, quel que soit leur revenu. Cette mesure a allégé le budget de millions de foyers fiscaux, marquant une simplification fiscale majeure.
Qui paie encore la taxe d’habitation ?

Les propriétaires , locataires ou usufruitiers de résidences secondaires restent redevables de la taxe d’habitation sur résidences secondaires (THRS) . Cela inclut tout logement meublé habitable occupé au 1er janvier, même occasionnellement, comme une maison de vacances louée à des vacanciers ou un appartement conservé à l’étranger. Les personnes vivant temporairement hors de leur domicile principal, par exemple pour travaux ou patrimoine en attente de vente, entrent aussi dans ce cadre.
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Propriétaires de biens secondaires inoccupés mais meublés.
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Locataires à l’année d’un logement non principal.
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Occupants de logements de fonction ou d’offres gratuites non principales. Découvrez toutes les informations en cliquant ici.
Logements concernés et exclusions
La taxe d’habitation s’applique aux locaux meublés non affectés à l’habitation principale , régis par les articles 1407 à 1415 du Code général des impôts. Les dépendances comme garages ou jardins proches sont taxées, sauf si éloignées de plus d’un kilomètre. Les logements vacants ou insalubres échappent à cette taxe, mais pas à la taxe sur les logements vacants (TLV) dans les zones tendues.
En zones tendues – près de 3700 communes en 2026, incluant petites villes côtières ou montagneuses – une surtaxe de 5 à 60 % peut s’ajouter si le logement est vacant plus d’un an. Cela vise à lutter contre la pénurie locative.
Calcul et montant de la taxe
Le montant dépend de la valeur locative cadastrale du bien, dépend de la commune (surface, emplacement, équipements). Contrairement aux résidences principales, il n’y a plus d’abattement pour revenus modestes ; tous paient, altérant le niveau de revenu. Les couples ou familles nombreuses bénéficient parfois de décotes forfaitaires. Une augmentation locale est possible via délibération municipale.
Exemple : un appartement secondaire de 50 m² en ville peut coûter entre 300 et 1000 euros annuels, variante par localisation.
Dates et modalités de paiement
L’avis d’imposition arrive fin octobre ou mi-novembre 2026 via impots.gouv.fr. Le règlement est exigible au 15 décembre 2026 pour chèques, virements ou espèces, et au 20 décembre pour paiements en ligne ou prélèvements (exécutés le 28 décembre). Un seul avis par logement, même multi-occupants.
La mensualisation reste possible pour anticiper. En cas de déménagement après le 1er janvier, l’occupant initial paie intégralement.
Comment éviter ou contester la taxe ?
Pour ne pas payer, déclarez correctement votre résidence principale et vendez ou louez à l’année les secondaires. Si erreur – comme un logement rendu principal par force majeure (inondation) –, demandez un dégrèvement via le formulaire en ligne. Vérifiez la déclaration de revenus pour confirmer le statut principal. Les recours sont possibles jusqu’à fin 2026.